Récits

Quand on a un coup de blues…

Les tristesses de la vie se dissipent aux rayons de l’amour fraternel comme les gelées d’automne fondent le matin quand le soleil se lève.

Félicité Robert de Lamennais

Bon, bah voilà. Aujourd’hui je me suis réveillé, j’étais en pleine forme, je passais une excellente journée et tout s’est effondré d’un coup. Cela arrive, c’est la vie, vous me direz. Mais un gros coup au moral peu parfois se transformer en coup de blues, et ça, c’est vraiment moins bien. Après tout, nous ne sommes que des humains non ? Des êtres frêles et changeants, il est normal que le moindre petit problème puisse , parfois, être aggravé.

J’appelle ça le « coup de blues » personnellement. C’est ce sentiment très désagréable. Sombre, angoissant et nonobstant, on arrive pas à s’en débarrasser – mais est-ce qu’on essaye seulement de s’en débarrasser ? – et ça nous rend presque malade. Maux de tête, tête dans la lune, lune comme sous nos pieds tant on ressent de vertiges, émotion qui rend malade, qui fait mal et ne nous lâche pas.

Ce petit état passager, vous l’avez nécessairement connu. Il arrive en tous temps mais surtout lorsqu’on en veut pas. On se met à penser à des choses qu’on croyait oublier – cette matinée en CM1 lorsque vous avez attendu votre maman dehors en plein décembre pendant plusieurs heures par exemple – mais surtout que l’on préférerait oubliées. On ne comprends pas pourquoi on y pense maintenant, mais cette image devient de plus en plus forte. Elle est rejointe par des centaines d’autres.

Et là, c’est la spirale infernale. L’on est comme happé dans un gouffre sans fin. On arrête de sourire, petit à petit, puis on perd les étoiles que l’on a tous dans nos yeux. On ressent comme un poids, un nœud, un malaise, une présence, de la douleur, et on ne comprend plus. On ne comprend plus d’où vient cette présence, pourquoi elle reste, et, surtout, comment elle fait pour rester si bien accrochée.

Chacun d’entre-nous la ressent différemment, mais tout le monde l’a déjà vécu malheureusement. Quand cela m’arrive, le pire est le doute. Le doute m’envahit, je pense ne plus pouvoir réussir, je me demande comment j’ai fais pour en arriver là, je regrette, j’ai des remords. Pourquoi est-ce que je lui ai dit ça ? Parfois c’est même cent fois plus banal. Pourquoi je n’arrive pas à garder ma chambre propre ? Pourquoi je n’arrive pas à travailler ? C’est cette phase d’angoisse que je trouve la plus redoutable, car il est très difficile d’en sortir.

On est comme piégé dans un cercle vicieux. Plus on attends, plus l’on pense, plus l’on a de choses auxquelles penser, plus on angoisse. Et ce, à l’infini…
Pourquoi. Si. Comment. Mais. Voilà les paroles qui reviennent à la charge le plus souvent.

La beauté de la nature

C’est là qu’intervient le sens de l’observation. Quand je me sens mal, je sors. Je me balade, que ce soit de jour ou de nuit, et j’observe le monde qui m’entoure. Je m’arrête, et je voyage au son des oiseaux chantant, je prends le temps de regarder autour de moi, je sors même parfois mon appareil photo !

Ce n’est que lorsque je me distrait de mes obscures pensées que j’arrive à arrêter de penser à ce qui me fait mal. Et quand on ne pense plus à ce qui fait mal et qu’on se contente de profiter de la vie et de ce qui nous entoure, c’est le moment où, enfin, on se sent libre et léger.

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